En 2026, tu déclares ton chiffre d’affaires encaissé sur autoentrepreneur.urssaf.fr, chaque mois ou chaque trimestre selon l’option choisie à la création — et même si ton CA est nul. Les taux de cotisations (décret n° 2025-943, hors CFP) : 12,3 % pour la vente de marchandises, 21,2 % pour les prestations de services BIC, 25,6 % pour les professions libérales BNC au régime général et 23,2 % pour les libéraux CIPAV. Avec le versement fiscal libératoire en option, ajoute 1 % à 2,2 % selon l’activité.
Le principe : tu déclares, l’URSSAF calcule
C’est la grande force du régime micro : pas de comptabilité complexe, pas d’acomptes à estimer. Tu déclares ton chiffre d’affaires de la période sur autoentrepreneur.urssaf.fr, le site applique le taux correspondant à ton activité, et tu paies le montant calculé. Rien encaissé ? Tu déclares 0 € et tu ne paies rien — mais tu déclares quand même, c’est obligatoire.
Autre conséquence du régime : aucune déduction de frais n’est possible. Tes cotisations se calculent sur ton CA brut, pas sur ton bénéfice. C’est le principe même du micro : en échange de la simplicité, l’administration applique un abattement forfaitaire côté impôt au lieu de tes frais réels. Si tu as beaucoup de frais (matériel, achats, déplacements), garde ça en tête en fixant tes prix.
Les taux de cotisations 2026 par activité
Le taux dépend de la nature de ton activité, fixée à l’immatriculation. Voici les taux 2026 (décret n° 2025-943), hors contribution à la formation professionnelle (CFP), qui ajoute quelques dixièmes de point selon l’activité :
| Activité | Taux de cotisations 2026 | VFL en option (en plus) |
|---|---|---|
| Vente de marchandises (BIC) | 12,3 % | 1 % |
| Prestations de services commerciales ou artisanales (BIC) | 21,2 % | 1,7 % |
| Professions libérales BNC (régime général / SSI) | 25,6 % | 2,2 % |
| Professions libérales CIPAV | 23,2 % | 2,2 % |
Taux de cotisations sociales micro-entrepreneur 2026, hors CFP.
Exemple concret : tu es développeur freelance (BNC, régime général) et tu encaisses 3 000 € sur le mois. Tes cotisations : 3 000 × 25,6 % = 768 € (hors CFP). Si tu vends des bijoux faits main (vente, BIC) pour le même montant : 3 000 × 12,3 % = 369 €.
Le versement fiscal libératoire (VFL), c’est quoi ?
Le VFL est une option, accessible sous conditions de revenu : tu paies ton impôt sur le revenu en même temps que tes cotisations, par un petit pourcentage en plus (1 % vente, 1,7 % services BIC, 2,2 % BNC). En contrepartie, ce CA n’est plus imposé au barème classique. Lequel choisir ? Le VFL est souvent gagnant si tu es imposable ; si tu es faiblement ou pas imposable, il te fait payer un impôt que tu n’aurais pas dû — vérifie ta situation avant d’opter.
Quel chiffre d’affaires déclarer : encaissé, pas facturé
C’est le point qui piège le plus de débutants. Tu déclares le CA encaissé sur la période — l’argent réellement arrivé sur ton compte — et non le CA facturé. Une facture émise en mars mais payée en avril se déclare avec la période d’avril.
C’est exactement pour ça que le livre des recettes est obligatoire : il enregistre chaque encaissement à sa date, et il te suffit d’additionner les lignes de la période pour remplir ta déclaration. Livre des recettes, factures et déclarations URSSAF doivent raconter la même histoire — c’est ce qu’un contrôleur vérifie en premier.
Déclarer 0 € n’est pas « ne rien déclarer »
Même un mois ou un trimestre sans aucun encaissement doit être déclaré (déclaration à 0). Oublier une déclaration, même nulle, t’expose à une pénalité et, en cas d’oublis répétés, à une taxation d’office sur une base forfaitaire — bien plus chère que la réalité.
Mensuel ou trimestriel : lequel choisir ?
Tu choisis la périodicité à la création de ta micro-entreprise : déclaration mensuelle ou trimestrielle. Les deux reviennent au même montant de cotisations sur l’année ; la différence est dans le rythme.
- Mensuel : des montants plus petits, plus réguliers — plus facile pour ta trésorerie et pour garder le réflexe. Recommandé si tes encaissements sont fréquents.
- Trimestriel : une seule échéance tous les trois mois — moins de paperasse, mais une somme plus grosse d’un coup. Pratique si tu as peu de factures, à condition de mettre les cotisations de côté au fil de l’eau.
Provisionne tes cotisations dès l’encaissement
Le bon réflexe : à chaque paiement reçu, mets immédiatement de côté le pourcentage correspondant à ton taux (par exemple 21,2 % en services BIC, un peu plus avec la CFP et le VFL). Le jour de l’échéance, l’argent est déjà là — pas de mauvaise surprise.
Comment déclarer, pas à pas
- 1Connecte-toi sur autoentrepreneur.urssaf.fr (ou l’application mobile) avec ton compte.
- 2Ouvre la déclaration de la période en cours dans « Déclarer et payer ».
- 3Additionne tes encaissements de la période à partir de ton livre des recettes, et saisis le montant dans la case correspondant à ta nature d’activité (vente, prestations BIC, BNC). Si tu cumules plusieurs activités, ventile dans les bonnes cases — chacune a son taux.
- 4Vérifie le calcul affiché : le site applique automatiquement les taux (et le VFL si tu as opté).
- 5Valide et paie, par télépaiement. Garde le justificatif de déclaration.
Cotisations et TVA : deux compteurs différents
Dernier point de vocabulaire, source d’innombrables confusions : les plafonds du régime micro (qui conditionnent ton droit à rester auto-entrepreneur) et les seuils de franchise de TVA (qui déterminent si tu factures la TVA) sont deux choses distinctes. En 2026, la franchise de TVA se joue à 37 500 € pour les services et 85 000 € pour les ventes : tu peux donc devenir redevable de la TVA tout en restant micro-entrepreneur. On détaille la mécanique dans notre guide des seuils de TVA 2026.
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Questions fréquentes
Quels sont les taux de cotisations auto-entrepreneur en 2026 ?
Hors CFP : 12,3 % pour la vente de marchandises (BIC), 21,2 % pour les prestations de services commerciales ou artisanales (BIC), 25,6 % pour les professions libérales BNC au régime général et 23,2 % pour les libéraux à la CIPAV (décret n° 2025-943).
Dois-je déclarer même si je n’ai rien encaissé ?
Oui. La déclaration est obligatoire à chaque échéance, mensuelle ou trimestrielle, même avec un CA nul : tu déclares 0 € et tu ne paies rien. Un oubli expose à une pénalité, voire à une taxation d’office en cas de récidive.
Je déclare le CA facturé ou le CA encaissé ?
Le CA encaissé : l’argent réellement reçu pendant la période. Une facture émise en mars et payée en avril se déclare avec la période d’avril. C’est ton livre des recettes qui fait foi.
Puis-je déduire mes frais de mon chiffre d’affaires ?
Non. En micro-entreprise, les cotisations se calculent sur le CA brut, sans aucune déduction de frais réels. La contrepartie est un abattement forfaitaire appliqué côté impôt sur le revenu. Si tes frais sont élevés, intègre-les dans tes prix.
Le versement fiscal libératoire est-il intéressant ?
Ça dépend de ton imposition. Le VFL (option sous conditions de revenu) ajoute 1 % (vente), 1,7 % (services BIC) ou 2,2 % (BNC) à tes cotisations et solde ton impôt sur ce CA. Souvent avantageux si tu es imposable ; à éviter si tu es peu ou pas imposable, car tu paierais un impôt non dû.
Informations vérifiées le 11 juin 2026 à partir des textes officiels. Ce guide ne remplace pas un conseil juridique personnalisé.